Après quelques déboires avec Ubuntu 10.04 qui veut tellement automatiser les choses que c'en est impossible de faire des réglages manuels, j'ai décidé de faire un petit retour aux sources en jetant un œil à 2 OS réputés plus basiques : NetBSD et OpenBSD.
NetBSD
J'ai commencé par NetBSD : la communauté française me semble plus présente que celle d'OpenBSD, et le project ne se traine pas une réputation d'élitisme. Et puis, techniquement, il semblait plus avancé.
L'installation de NetBSD 5.0.2 a été relativement facile mais pas des plus rapides. Par contre, après avoir rebooté et s'être loggué, je me suis vite retrouvé perdu. Le fait que le shell ne semble pas avoir d'auto-complétion activée par défaut n'arrange pas les choses. En plus, par défaut c'est une disposition de clavier américaine qui est utilisée, pas des plus pratiques.
Heureusement, la documentation est là pour m'aider et je décide donc de commencer par configurer mon clavier en suisse romand. Manque de bol, dans la doc c'est une disposition qui est censée exister, on peut même la sélectionner à l'installation, mais dans les faits elle n'existe pas. Ça ne donne pas confiance dans la qualité de l'OS.
Ralenti par la disposition de clavier incorrecte, le shell sans auto-complétion et une documentation qui, même si elle est bien faite, me laisse dans le flou, j'abandonne au bout de quelques heures. Je n'aurai pas réussi à installer X ou à installer des paquets supplémentaires via pkgsrc. Déception.
OpenBSD
Passons donc à OpenBSD 4.7. L'installation est simple, presque automatique, et un bon point supplémentaire est que j'ai pu très facilement créer une clé USB d'installation en faisant un dd avec l'image de la disquette d'installation. J'ai l'impression de mieux voir où je mets les pieds, et que le système est plus simple.
Après l'installation et le redémarrage, je peux constater que la disposition de clavier suisse romand fonctionne correctement et que le plus gros de la configuration a été fait lors de l'installation.
10 minutes plus tard, aidé par la documentation du site et par les pages de manuels de bonne qualité, j'ai configuré X et installé XFCE4 et Firefox via pkg_add. Ça fonctionne, c'est cohérent et les réglages par défaut permettent d'utiliser le système rapidement.
À consulter le site et les mailing-lists, il semble qu'OpenBSD est avant tout centré sur sa communauté : les développeurs travaillent sur les points qui les atteignent directement et le support du matériel est lié à celui qu'ils utilisent eux-mêmes. Ce n'est pas la course aux fonctionnalités techniques comme on peut le voir ailleurs.
Cela impose une progression plus lente, cependant le résultat est propre et sans compromis sur la qualité. La configuration du WIFI, par exemple, est d'une simplicité enfantine. En revanche, la gestion de l'Unicode est très récente, et la virtualisation n'est toujours pas intégrée au noyau.
Au final, je recommande OpenBSD à ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis et qui sont agacés par les couches et sur-couches d'automatisation que l'ont peut trouver dans certaines distributions Linux.
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